Document d’information sur le Plan de croissance de la Banque de l’infrastructure du Canada

Document d’information sur le Plan de croissance de la Banque de l’infrastructure du  Canada 

Plan d’investissement de 10 milliards de dollars visant à faire croître l’économie et à créer  des emplois 

Faits saillants 

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau a annoncé le plan de croissance de la Banque de  l’infrastructure du Canada (BIC) pour investir dans d’importantes initiatives d’infrastructure pour  créer des emplois et stimuler la croissance économique. Le plan de croissance développé par la  BIC devrait créer 60 000 emplois à travers le pays.  

Au cours des 24 à prochains mois, le plan de la BIC va permettre la construction de nouvelles infrastructures. Elles vont permettre à plus de foyers et de petites entreprises d’avoir accès à Internet haut débit. Elles vont aussi renforcer le secteur canadien de l’agriculture et contribuer au développement d’une économie à faibles émissions de carbone. Ces investissements aideront les  Canadiens à retourner au travail. 

La BIC se définit notamment par la manière dont elle investit dans des projets afin d’attirer des  capitaux privés et institutionnels, maintenant et à l’avenir. Ainsi, chaque dollar d’investissement  public a une incidence maximale. 

Dans le cadre de l’exécution de ce plan, la BIC travaillera en étroite collaboration avec les  provinces, les territoires, les municipalités et les communautés autochtones, partout au Canada. 

Étant donné qu’une part substantielle du travail a déjà été réalisée, la BIC prévoit commencer à  investir dans des projets avant la fin de 2020. 

2,5 milliards de dollars pour l’énergie propre 

Au cours des trois prochaines années, la BIC investira dans la production, le transport et le  stockage d’énergie propre. Avec cet investissement de 2,5 milliards de dollars, la BIC fait un pas  important vers l’atteinte de son objectif consistant à investir 5 milliards de dollars dans l’énergie  propre à moyen terme. 

L’implication de la BIC dans l’énergie propre va inclure la production renouvelable et le stockage.  En outre, des investissements dans le transport interprovincial et interterritorial peuvent contribuer  aux progrès en matière d’énergie propre.  

Dans la mise en œuvre de ces initiatives, la BIC collaborera avec les communautés autochtones  pour les aider à effectuer leur transition vers des sources d’énergie plus propres et plus fiables. 

Les projets d’énergie propre sont souvent reportés ou non mis en œuvre en raison de difficultés de  financement et de lacunes dans la structure du capital. Pour contribuer à la réalisation de ces  projets d’énergie propre, la BIC fournira des capitaux à faible coût et à long terme. Ces capitaux  sont souvent liés à des sources de revenus qui ne suffisent généralement pas aux investisseurs en  titres de créance et en capitaux propres traditionnels. Dans le cadre des projets d’énergie propre qu’elle réalise avec des gouvernements et des promoteurs de projets, la BIC structurera ces  investissements de façon à accroître l’utilisation des capitaux du secteur privé. La BIC va permettre de réduire le coût en capital moyen pondéré. Elle offrira une certitude quant au  rendement à long terme des titres de créance et des capitaux propres. La BIC va ainsi transférer  davantage au secteur privé les risques liés à la construction et à l’exploitation. 

Ces investissements dans l’énergie propre permettront de réduire les émissions de gaz à effet de  serre et aideront le Canada à atteindre ses cibles de réduction des émissions de 2030 et de 2050. 

1,5 milliard de dollars pour les infrastructures en agriculture 

Les investissements de la BIC seront axés sur des projets d’infrastructure d’irrigation  transformateurs qui sont hautement prioritaires pour l’Ouest canadien. Cette nouvelle initiative se  traduira notamment par l’ajout d’environ 700 000 acres de terres nouvellement irriguées. Le plan  de la BIC va permettre l’augmentation de la production alimentaire par une amélioration de la  gestion des ressources en eau. Cela va garantir un approvisionnement alimentaire local plus  sécuritaire et créer des occasions d’exportations. 

La croissance des secteurs agricole et agroalimentaire peut être ralentie par la difficulté d’obtenir  des capitaux d’investissement à long terme pour financer les grands projets d’infrastructure. Les  investissements de la BIC dans l’irrigation aideront à atténuer les préoccupations des prêteurs du  secteur privé à l’égard des risques relatifs aux projets de financement. Ces projets comportent des  périodes d’accélération incertaines et des sources de remboursement plus risquées en raison de  l’exposition aux prix des produits de base associés aux revenus tirés des produits agricoles. 

Les estimations préliminaires suggèrent que des projets d’irrigation hautement nécessaires achevés pourraient également aider à stimuler un investissement supplémentaire d’environ  1,5 milliard de dollars par des utilisateurs sur des « travaux à la ferme » et des technologies de  précision et intelligentes connexes favorisant l’efficacité. 

En tant que chef de file mondial dans les secteurs agricole et agroalimentaire, le Canada se trouve  en position unique pour accroître son avantage concurrentiel en améliorant le système alimentaire  pour les Canadiens et en renforçant la résilience des chaînes d’approvisionnement canadiennes.  

2 milliards de dollars pour l’Internet à haut débit 

L’initiative liée à l’Internet à haut débit de la BIC accélérera la connectivité au Canada en  permettant le développement et l’exécution de grands projets à incidence élevée. Les  investissements de la BIC permettront d’offrir une connexion à plus de 750 000 ménages et  entreprises dans des communautés mal desservies. Cela va créer de nouvelles possibilités sur les  plans de l’économie, de l’éducation et des services de santé. 

Les projets d’Internet à haut débit dans les régions mal desservies comportent des coûts  d’immobilisations élevés, mais n’ont pas la densité d’utilisateurs nécessaire pour soutenir d’un  point de vue commercial l’investissement de capitaux initial. La BIC a l’intention de combler cet  écart au moyen d’un financement à faible coût afin de rendre les projets plus viables.  

La BIC offrira un financement souple et à faible coût aux projets de services Internet à haut débit  qui visent à relier un grand nombre d’installations qui seraient autrement non rentables sur le plan  commercial. La BIC exécutera son plan d’Internet à haut débit principalement de deux façons.  D’abord, elle s’associera à d’autres programmes fédéraux et provinciaux conçus pour favoriser  une plus grande connectivité Internet à haut débit. Ensuite, elle maintiendra son engagement  direct auprès des fournisseurs de services Internet à l’échelle du pays à l’égard de projets qui ne  dépendront pas de ces programmes gouvernementaux supplémentaires, mais qui peuvent tout de  même être viables grâce à la participation et au soutien de la BIC.

La pandémie a rendu plus important que jamais le besoin de se doter d’une connectivité à haut  débit largement distribuée. Les investissements dans l’Internet à haut débit de la BIC appuieront  l’engagement du gouvernement fédéral à faire en sorte que tous les Canadiens aient accès à  l’Internet haute vitesse. 

1,5 milliard de dollars pour les autobus à émission zéro 

Les investissements de la BIC dans ce secteur accéléreront l’adoption de parcs d’autobus  modernes à émission zéro, en plus de réduire les gaz à effet de serre et les coûts d’exploitation à  long terme.  

Les problèmes de financement empêchent souvent le développement et l’expansion des réseaux  de transport en commun propres. La BIC a l’intention de s’attaquer aux obstacles financiers  auxquels se heurtent les propriétaires et les exploitants d’autobus, comme les sociétés de  transport en commun, les municipalités en raison du coût d’achat initial élevé des autobus à  émission zéro et des infrastructures de recharge correspondantes.  

L’initiative de la BIC qui consiste à financer les coûts initiaux plus élevés des autobus à émission  zéro (comparativement à d’autres autobus plus polluants) permettra aux exploitants de réaliser des  économies d’exploitation à long terme. On estime que ces économies seraient considérables, car  les coûts d’exploitation du cycle de vie des autobus à émission zéro pourraient être inférieurs de  40 % à ceux des autobus à moteur diesel. L’initiative permettra également de réduire les obstacles  à la transition et à l’approvisionnement en facilitant la participation pancanadienne, le partage des  connaissances et d’éventuels achats groupés. 

Les investissements dans le transport en commun sont essentiels à la croissance des économies  locales et à la réduction des gaz à effet de serre. Ces investissements favoriseront l’atteinte de  l’objectif du gouvernement du Canada qui consiste à mettre sur les routes 5 000 autobus scolaires  et urbains à émission zéro au cours des cinq prochaines années.  

Au-delà des priorités figurant dans le plan de croissance de 10 milliards de dollars, la BIC  continuera de se concentrer sur les possibilités existantes et nouvelles qui encouragent les projets  de transport en commun transformateurs partout au Canada, comme les systèmes de train léger  sur rail, le transport ferroviaire régional, les réseaux de métro et le transport en commun rapide par  autobus. 

2 milliards de dollars pour la rénovation écoénergétique de bâtiments 

La BIC favorisera l’amélioration de l’efficacité énergétique de bâtiments existants en aidant de  grands propriétaires immobiliers des secteurs privé et public à moderniser leurs bâtiments.  

L’initiative de la BIC financera les coûts d’immobilisations initiaux des rénovations écoénergétiques  des bâtiments ce qui créera des économies à long terme. Les investissements dans des projets à  grande échelle attireront des capitaux privés là où le secteur privé investit traditionnellement peu  en raison de la nature incertaine des économies prévues au chapitre des coûts. La BIC peut jouer  un rôle important pour démontrer le bon fonctionnement de ce marché et fournir le bilan requis  pour attirer des capitaux du secteur privé. La BIC est en train de créer un produit d’emprunt  généralisé et largement commercialisé afin d’attirer de nouveaux participants sur le marché au delà des grands fabricants d’équipement et des entreprises de services énergétiques déjà  présentes sur le marché limité actuel.

L’inefficacité écoénergétique de bâtiments commerciaux contribue grandement aux émissions de  gaz à effet de serre. Les bâtiments écoénergétiques réduiront les émissions de gaz à effet de  serre et contribueront à la transition du Canada vers un avenir à faibles émissions de carbone.  

Dans son plan d’action climatique, le gouvernement du Canada fait de l’efficacité énergétique des  bâtiments une priorité, car l’énergie utilisée pour chauffer et climatiser les bâtiments est  responsable d’environ 12 % des émissions de gaz à effet de serre. 

500 millions de dollars pour l’accélération de projets 

En plus des cinq nouvelles initiatives décrites ci-dessus, la BIC investira, dans le cadre de son plan  de croissance, dans la diligence raisonnable et les premiers travaux de construction afin  d’accélérer les projets d’infrastructure à incidence élevée dans lesquels elle prévoit investir à long  terme.  

L’objectif de l’accélération de projets consiste à accélérer la réalisation des études, des rapports  techniques et des analyses nécessaires pour raccourcir les chemins critiques menant à la  construction. 

Les capitaux déployés pour financer le développement et les travaux préliminaires seront  structurés en vue de transférer ces sommes dans d’éventuels investissements de la BIC dans ces  projets. 

Il faut des années pour planifier et développer de grands projets d’infrastructure. L’accélération de  projets peut générer de façon plus immédiate davantage de possibilités d’emploi et une croissance  économique. 

À propos de la Banque de l’infrastructure du Canada 

Le gouvernement du Canada a établi la Banque de l’infrastructure du Canada en vertu de la Loi  sur la Banque de l’infrastructure du Canada afin d’investir, et d’encourager les investissements  institutionnels et provenant du secteur privé, dans des projets d’infrastructure qui génèrent des  revenus et ont un intérêt public. La BIC est un centre d’expertise se spécialisant dans les services conseils, les investissements et la recherche qui touchent aux infrastructures, et investira un total  de 35 milliards de dollars dans celles-ci. 

Le plan Investir dans le Canada du gouvernement du Canada prévoit un investissement de 180 milliards de dollars dans les infrastructures. 

Pour en savoir plus sur la BIC et son plan de croissance, visitez le site www.cib-bic.ca.