Alors que l’industrie mondiale des pâtes et papiers s’est développée, s’est accélérée et est devenue plus efficace au cours des dernières décennies, les petites entreprises se sont retrouvées face à un choix : se transformer ou quitter le secteur. Irving Pulp & Paper a choisi de se transformer à grande échelle. Avec l’aide de la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC), cette transformation redéfinit le visage de l’industrie canadienne des produits forestiers pour les décennies à venir.

L’année dernière, Irving Pulp & Paper a lancé la construction du projet NextGen, une modernisation de 1,5 milliard de dollars de son usine de pâte à papier située dans la partie ouest de Saint John, au Nouveau-Brunswick, et le plus gros investissement dans l’industrie canadienne des produits forestiers depuis plus de 30 ans. Le prêt de 660 millions de dollars accordé par la BIC joue un rôle important dans la réalisation de ce projet.

Les éléments clés du projet comprennent la construction d’une nouvelle chaudière de récupération, d’une turbine à vapeur et d’un générateur d’énergie renouvelable, jetant ainsi des bases solides pour l’usine pour les 40 prochaines années et la positionnant comme un leader mondial dans la production de pâte kraft et la performance environnementale.

« On ne peut pas mettre en œuvre ce genre de changements sans une évolution technologique majeure », a déclaré Mark Mosher, premier vice-président, J.D. Irving Limited (JDI), division pâte et papier. « Et c’est cette évolution qui rend tout le reste possible. »

Une usine est en activité à l’ouest de Saint John depuis les années 1800, avant de devenir une usine de pâte à papier au début du XXe siècle. Rachetée par JDI il y a 80 ans, l’usine de pâte à papier a pris sa forme actuelle à la suite d’une modernisation majeure au début des années 1970, suivie d’une importante mise à niveau environnementale au milieu des années 1990. Mais en matière de production réelle, peu de choses ont changé au cours des dernières décennies.

Pendant ce temps, les usines les plus productives au monde investissaient et développaient leurs activités, dépassant Irving Pulp & Paper. Une entreprise autrefois compétitive a discrètement passé du premier quartile des producteurs mondiaux à l’un des derniers. Il est devenu évident qu’une transformation fondamentale était la seule voie à suivre.

C’est là qu’intervient le projet NextGen : la quatrième phase d’une série de modernisations majeures de l’usine s’étalant sur une décennie, et de loin la plus importante. En bref, le projet NextGen fera passer l’usine du quartile inférieur des producteurs mondiaux de pâte kraft au sommet, lui permettant ainsi d’atteindre le juste équilibre mondial pour une production de pâte durable et compétitive.

De plus, cette transformation va bien au-delà de la production de pâte. Au cœur du projet se trouvent une nouvelle chaudière de récupération, une turbine à vapeur et un générateur qui produiront jusqu’à 140 mégawatts d’électricité propre et renouvelable pour alimenter entièrement l’usine et fournir le surplus au réseau électrique du Nouveau-Brunswick. D’autres améliorations environnementales prévues permettront de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre par tonne de pâte kraft et d’améliorer davantage la qualité de l’air, de l’eau et de réduire la pollution sonore.

Un projet de cette envergure constitue un investissement pour la collectivité. Au-delà des avantages environnementaux, la construction du projet NextGen générera des emplois, avec environ 2 200 années-personnes de main-d’œuvre directe sur une période d’environ quatre ans et demi, doublant ainsi les effectifs de l’usine sur le site en période de pointe. Cela se traduira par des emplois durables pour les personnes de métier et les stagiaires locaux, contribuant ainsi à constituer un vivier de talents qualifiés dans le secteur des métiers spécialisés au niveau local.

En chiffres, le projet devrait générer 539 millions de dollars de revenus d’emploi, 409 millions de dollars de dépenses des ménages dans les commerces locaux et faire grimper le PIB provincial de 711 millions de dollars.

Une fois achevé, le projet NextGen créera 600 emplois dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement forestière. En effet, une usine de pâte à papier plus solide et plus compétitive sert de pilier à l’ensemble de la chaîne régionale des produits forestiers en offrant un marché régional pour les copeaux de bois, l’écorce et le bois à pâte. Cela renforce à son tour les scieries et permet de poursuivre les investissements dans la foresterie et la sylviculture à travers la province.

« Une usine de pâte à papier solide rend l’industrie forestière solide », a déclaré M. Mosher.

Le projet NextGen prépare l’usine de pâte à papier située à l’ouest de Saint John pour l’avenir. Il témoigne d’un engagement envers la main-d’œuvre qui a permis à cette usine de fonctionner tout au long de son histoire, envers les collectivités qui se sont développées à ses côtés et envers l’ensemble du secteur canadien des produits forestiers.

Le projet permettra d’augmenter la production d’énergie verte, faisant de cette usine l’une des plus grandes productrices de pâte kraft au monde, a déclaré Ron Marcolin, vice-président de division, Manufacturiers et Exportateurs du Canada.

« Saint John joue déjà dans la cour des grands. Cela lui permettra d’aller encore plus loin. »

Et c’est un vote de confiance envers notre collectivité, a ajouté Shannon Merrifield, PDG, Saint John Region Chamber of Commerce.

« L’annonce du projet NextGen a été très bien accueillie par notre milieu des affaires, car elle témoigne de la conviction que la région est un excellent endroit pour mener des affaires. »