G à D : Ehren Cory, president-directeur général, Banque de l’infrastructure du Canada, Carole Saab, cheffe de la direction, Fédération canadienne des municipalités
INFRASTRUCTURES VERTES Rénovations énergétiques d’Avenue Living

CONVERSATION AVEC CAROLE SAAB, cheffe de la direction, Fédération canadienne des municipalités

Ehren Cory :  Merci de participer à notre toute première édition de Structures pour parler d’un sujet qui préoccupe tant de gens : les infrastructures, et en particulier les projets qui contribuent aux résultats durables et à la qualité de vie que les Canadiens recherchent.

Lorsque vous parlez aux dirigeants municipaux, quels sont certains des défis et des occasions qu’ils voient dans le renouvellement et la modernisation de leurs infrastructures? Comment la BIC peut-elle aider les municipalités canadiennes à réaliser les projets d’infrastructure dont elles ont besoin?

Carole Saab :  Les besoins en renouvellement d’infrastructures sont énormes. D’après les dernières données de l’Enquête sur les infrastructures publiques essentielles de Statistique Canada, la Fédération canadienne des municipalités (FCM) a estimé que le coût de la remise en état ou du renouvellement de tous les actifs classés en « mauvais » ou en « très mauvais » état est de l’ordre de 175 milliards de dollars.

Chaque jour, j’entends des dirigeants municipaux qui doivent trouver un juste équilibre entre le renouvellement nécessaire des infrastructures existantes et la construction de nouvelles infrastructures. La croissance de la population, la nécessité d’accroître l’offre de logements et les contraintes supplémentaires comme les changements climatiques et les catastrophes naturelles ont exercé de nouvelles pressions sur les infrastructures publiques. Grâce à la série de programmes de la FCM, financés par le gouvernement fédéral, comme le Programme de gestion des actifs municipaux, le Programme Municipalités pour l’innovation climatique et, bien sûr, le Fonds municipal vert, nous avons pu soutenir le développement de plans climatiques ambitieux et d’études de faisabilité en vue de trouver des solutions novatrices.

Les catégories d’actifs qui ont tendance à être plus favorables au financement privé se trouvent dans les secteurs comme l’électricité, les télécommunications (Internet haut débit), les infrastructures commerciales, le transport en commun et, dans une certaine mesure, les infrastructures hydrauliques, où des frais d’utilisation sont déjà associés à l’actif. La BIC pourrait aider en continuant d’explorer de nouveaux modèles de financement pour le renouvellement des infrastructures, qui créent de la valeur et produisent un rendement sur l’investissement privé.

De plus, là où le financement privé est prometteur, comme c’est le cas pour les autobus à zéro émission et les rénovations énergétiques de grands bâtiments, la BIC peut aider les municipalités en formant des partenariats pour les appuyer dans la phase de développement de projets et en explorant de nouvelles façons de regrouper les petits projets pour les amener à la phase d’investissement.

Nous devons faire évoluer notre approche en matière de construction d’infrastructures au Canada, et les municipalités doivent participer à ces discussions dès le début.

EC : Carole, la FCM fait de l’excellent travail, mais nous savons que les besoins en investissements dans les infrastructures au Canada sont énormes. Comment les gouvernements à tous les niveaux, la BIC et le secteur privé peuvent-ils collaborer et utiliser des solutions de rechange pour faire progresser le développement d’infrastructures qui ont un impact?

CS : C’est vrai que les besoins en investissements dans les infrastructures publiques sont immenses. Aucun ordre de gouvernement ne peut y arriver seul. Les partenariats sont essentiels, et nous devons continuellement trouver de nouvelles façons de fournir l’infrastructure à laquelle les Canadiens s’attendent et qui permettra au Canada de réussir à long terme.

Les municipalités tirent le maximum des outils limités de revenu dont elles disposent, notamment les impôts fonciers, les frais d’utilisation et les transferts d’autres ordres de gouvernement. Dans ce contexte financier, et bien que des investissements publics demeurent nécessaires, le financement privé est également une option que les municipalités explorent, y compris en partenariat avec la BIC.

Nous constatons également, grâce au Fonds municipal vert de la FCM, qu’il est possible de concevoir les programmes de manière réfléchie et de combler le manque de financement afin de catalyser les investissements du secteur privé dans les infrastructures. Le fonds a contribué à stimuler les investissements privés dans des projets ambitieux tels que le projet Zibi Net Zero Waterfront (dans la région d’Ottawa-Gatineau), qui a réuni deux villes, Hydro Ottawa, le promoteur dans le cadre d’un partenariat visant à réutiliser les rejets thermiques industriels, à produire de l’hydroélectricité et à refroidir les bâtiments en été à l’aide d’un système énergétique de quartier entièrement carboneutre en matière de chauffage et de refroidissement.

Nous pouvons nous appuyer sur de véritables réussites et les gouvernements ont une grande occasion d’en faire davantage, par l’entremise de la BIC et d’autres partenaires, afin de tirer parti des investissements à l’échelle dont notre pays a besoin. Il est clair que cela ne changera jamais la nécessité d’investissements publics, mais nous pouvons et nous devons être intelligents quant aux résultats que nous devrions attendre de ces investissements, et je dirais qu’il faut maximiser leur potentiel de catalyseur.

Investir dans les infrastructures est essentiel à la prospérité économique à long terme du Canada, à notre qualité de vie, à la lutte contre les changements climatiques et à l’accroissement de l’inclusion sociale et économique. Les priorités d’investissement de la BIC s’alignent sur plusieurs priorités municipales clés, y compris l’eau potable, la connectivité à l’Internet haut débit, le transport en commun et les rénovations énergétiques. Les investissements fédéraux à long terme dans ces secteurs, lorsqu'ils sont adéquatement appuyés par le financement privé, pourraient avoir un véritable impact sur la vie de tous les Canadiens.

EC : Au printemps dernier, lors du GLOBE Forum, nous avons discuté de l’importance pour les municipalités d’aborder la question de la résilience et de l’adaptation. Comment les municipalités envisagent-elles l’adaptation aux changements climatiques et comment réagissent-elles à cette adaptation? Quels types d’investissements sont nécessaires et comment les municipalités abordent-elles ces questions?

CS : Ce n'est pas pour rien que chaque fois qu’on entend parler d’une inondation ou d’une tempête dévastatrice, le maire est présent. Les gouvernements locaux sont aux premières lignes des dommages causés par les phénomènes climatiques et météorologiques de plus en plus extrêmes. Des feux de forêt aux ondes côtières, les dirigeants locaux réagissent car les nouveaux phénomènes climatiques extrêmes forcent les familles à quitter leur foyer et coûtent chaque année à notre économie des milliards de dollars en dommages matériels et en perte de productivité.

Il existe des outils importants, tels que le Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes, qui aident les communautés à prendre de l’avance et à se préparer aux effets des changements climatiques. Cependant, ce fonds doit absolument être bonifié pour répondre à l’ampleur du problème des changements climatiques, et nous devons renforcer la capacité des municipalités d’adapter leurs infrastructures. Il reste encore beaucoup à faire, notamment en ce qui concerne les infrastructures naturelles. Si nous investissons judicieusement, nous pouvons mieux stabiliser les paysages et atténuer les risques climatiques, et nous pouvons permettre aux municipalités d’acheter des forêts, des zones humides et des espaces verts pour créer ou agrandir des parcs et des zones protégées - soutenant la conservation locale, la biodiversité urbaine, la résilience à faible émission de carbone et l’accès à la nature.

Les municipalités abordent cette question, comme elles le font pour la plupart des choses : de façon pragmatique, acharnée et en accordant la priorité aux intérêts des membres de leur collectivité. Étant l’ordre de gouvernement le plus près des Canadiens, ils ne peuvent pas se permettre d’attendre que d’autres niveaux de gouvernement agissent. Ils ont donc besoin de véritables partenaires et ils doivent être pleinement inclus en tant que tels. Tant en raison de leur expertise locale que parce que c'est ce dont les Canadiens ont besoin et ce à quoi ils s’attendent à juste titre.

RÉSULTATS ET MESURES CLÉS

3,7 Mt
Réduction annuelle des GES
174 000
Usagers quotidiens du transport en commun
136 000
Foyers connectés à l'Internet haut débit
16 000
Emplois
De 4 384 à 4 884
AZE financés
4
Communautés autochthones bénéficiaires
60 M$
Valeur ajoutée agricole annuelle

L’Initiative d’infrastructures de recharge et de ravitaillement en hydrogène

500 M$ pour accélérer les nouveaux investissements dans l’infrastructure de véhicules zéro émission partout au Canada

INFRASTRUCTURES VERTES Rénovations énergétiques de Dream
INFRASTRUCTURES VERTES Rénovations énergétiques de Dream

SECTEUR VEDETTE : Rénovations énergétiques

La BIC s’attaque à une source importante d’émissions de GES grâce au programme de rénovations énergétiques de bâtiments

La Banque de l’infrastructure du Canada s’attaque à l’une des plus grandes sources d’émissions de gaz à effet (GES) de serre au pays en appuyant les entreprises qui souhaitent réaliser des rénovations énergétiques à grande échelle.

Il s’agit d’une priorité clé des efforts de la BIC pour accélérer la décarbonisation du secteur immobilier partout au Canada. Jusqu’à maintenant, la BIC a engagé près d’un milliard de dollars dans des rénovations éconergétiques d’immeubles et le programme s’est récemment étendu à l’industrie hôtelière.

L’initiative offre aux propriétaires et aux agrégateurs immobiliers des secteurs public et privé des prêts à faible taux d’intérêt qui sont remboursés à même les économies d’énergie et de taxe sur le carbone découlant des rénovations.

Selon le Conseil du bâtiment durable du Canada, tous les types de bâtiments doivent être mis à niveau, rénovés et décarbonisés pour que le pays puisse atteindre ses cibles climatiques de 2030 et de 2050.

Mark Hutchinson, vice-président au Conseil du bâtiment durable du Canada, a déclaré que l’initiative de rénovations énergétiques de bâtiments de la BIC suscite beaucoup d’intérêt car il s’agit d’un programme axé sur les émissions de carbone plutôt que sur l’efficacité énergétique. De plus, il a visé haut en exigeant des participants qu’ils réalisent des réductions d’émissions à deux chiffres.

« Le programme a suscité beaucoup d'attention pour cette raison et parce qu’il y a des avantages financiers à y participer », a-t-il dit en entrevue.

La société immobilière Dream a été l’une des sociétés ayant récemment fait appel à la BIC pour l’aider à réaliser ses objectifs en matière de décarbonisation.

L’investissement de 136,6 millions de dollars de la BIC favorise la décarbonisation et la modernisation de 19 immeubles de bureaux et bâtiments résidentiels du portefeuille de Dream en Ontario et en Saskatchewan, créant environ 1 500 emplois et des milieux de travail sains pour 15 000 employés de bureau.

« La décarbonisation et la modernisation de nos actifs font partie intégrante de la transition vers la carboneutralité de Dream. Cet investissement aura un impact positif et durable sur les collectivités et l’environnement », a déclaré Michael Cooper, président et responsable en chef de Dream.

Les contributions du programme résidentiel de la BIC, ainsi que du programme APH Select de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, permettent à Dream de se décarboniser tout en créant et en préservant 189 logements abordables, a ajouté M. Cooper.

« Cela a également permis de valider le concept d’un modèle de partenariat qui a finalement démontré comment, grâce à de précieux partenariats entre le gouvernement, le secteur privé et des organismes à but non lucratif (Dream Community Foundation), nous pouvons nous attaquer aux problèmes de changement climatique, d’abordabilité et d’inclusivité ».

Le Fairmont Royal York est le plus récent investissement de la BIC dans la rénovation énergétique de bâtiments au Canada. Les autres comprennent Avenue Living, Efficiency Capital, SOFIAC, Algoma Steel, l’Université de Toronto et le Toronto Western Hospital.

« La solution d’investissement sur mesure de la BIC contribuera à décarboniser un bâtiment historique canadien, ouvrant la voie à de futures rénovations écologiques dans le secteur hôtelier », a déclaré Ehren Cory, président-directeur général de la BIC. 

Les clients de l’hôtel qui souhaitent de plus en plus des hébergements axés sur l’environnement apprécieront les améliorations, même si elles seront en grande partie reléguées au cœur de la structure de 1929. Les systèmes à base de vapeur seront remplacés afin de réduire l’utilisation de combustibles fossiles pour le chauffage, la ventilation, la climatisation, l’eau chaude et les activités hôtelières.

KingSett Capital, le propriétaire de l’hôtel, avait déjà obtenu la certification de Bâtiment à carbone zéro pour le Scotia Plaza à Toronto, qui était en 2020 le plus grand immeuble de bureaux à carbone zéro au Canada.

Jon Love, chef de la direction de KingSett, a dit que l’envergure ambitieuse du projet de l’hôtel Royal York nécessitait un investissement en capital important qui n’a été rendu possible qu’avec l’appui de la BIC.

« Il n’y a pas de cadeau ici. Il n’y a rien de gratuit. Il s’agit d’un projet d’affaires de premier plan des deux côtés de la table et je crois qu’elle produit un résultat vraiment positif pour le Canada », a-t-il dit lors d’une discussion de groupe au Canadian Club.

Bien que les hôtels soient intéressés à réduire les émissions de carbone, la COVID-19 a porté un dur coup au secteur, affirme Rebecca Bartlett-Jones, directrice du développement des affaires de GreenKey Global, un programme de certification en matière de durabilité appartenant à l’Association des hôtels du Canada.

« Je crois qu’il y a un désir et un besoin à cet égard, ils sont simplement retenus par l'argent et ils ne savent pas vraiment vers qui se tourner ».

Toutefois, Mme Bartlett-Jones a déclaré que la décision du Royal York d’apporter ce changement « fera certainement une différence », tout comme le programme d’accréditation de l’association hôtelière.

« Je crois que, d’ici un an environ, ce sera la priorité de tous les hôtels, ce qui est vraiment encourageant ».

PARTENARIATS

  • Énergie propre

Petit réacteur modulaire de Darlington

  • Une fois construit, le PRM réduira les émissions de carbone de 740 kilotonnes par année en moyenne entre 2029 et 2050.
  • Le projet sera le fer de lance d’autres projets de PRM canadiens envisagés en Saskatchewan, au Nouveau-Brunswick et en Alberta.
  • Infrastructures vertes

Rénovations énergétiques du Fairmont Royal York

  • Plus grande efficacité énergétique en électrifiant les sources d’énergie de l’hôtel et en éliminant sa dépendance aux systèmes actuels à base de vapeur
  • Réduction importante des émissions de carbone, dans le but de réduire de plus de 80 % les émissions de l’hôtel emblématique
  • À ce jour, la BIC s’est engagée à investir plus de 800 millions de dollars dans des améliorations énergétiques de bâtiments
  • Infrastructures vertes

Rénovations énergétiques de Modern Niagara

  • Réduction des émissions de carbone de plus de 80 %, soit environ 2 000 tonnes par année
  • Remplacement des systèmes d’exploitation et de chauffage vieillissants en vue d’une meilleure efficacité énergétique
  • Transformation de l’espace commercial en un centre d’innovation écoénergétique et durable
  • Énergie propre

Énergétique de quartier de l’île Lulu

  • Réseau de distribution d’énergie fiable, efficace et économique à long terme
  • Réduit les émissions de GES de 34 000 tonnes/an en moyenne
  • Fournir aux habitant(e)s une source d’énergie fiable

COMMUNAUTÉ BIC :

Sabaah Choudhary

Rencontrez Sabaah, gestionnaire, plans et rapports organisationnels à la Banque de l’infrastructure du Canada. Sabaah soutient l’équipe dans l’élaboration de rapports financiers trimestriels et de rapports annuels, qui évaluent comment la BIC atteint ses objectifs corporatifs et contribuent à transmettre sa vision stratégique. Son travail exige un bon mélange de créativité, de détermination et de leadership.

Cependant, il y a un dossier en particulier qui passionne Sabaah et qui occupe la majeure partie de son temps : notre toute première Mise à jour sur la durabilité et l’impact. 

La réalisation de ce projet allie sa passion pour la finance durable et pour la stratégie. En tant qu’outil de responsabilisation et de transparence, la Mise à jour sur la durabilité et l’impact décrira comment nous investissons dans un avenir plus écologique et plus prometteur pour les Canadiens. Il expliquera en détail comment nous maximisons notre impact et nos résultats positifs et comment nous nous efforcerons encore davantage de devenir un chef de file en matière de durabilité. 

En travaillant au sein d’une organisation agile et tournée vers l’avenir, Sabaah trouve qu’elle peut mettre à profit son esprit entrepreneurial et sa nature collaborative. À chaque réunion, elle essaie de sortir du statu quo pour tenter de faire mieux. 

La passion de Sabaah pour l’environnement se manifeste aussi dans la façon dont elle passe son temps libre, en allant dehors et dans la nature. Pour soutenir sa santé physique et mentale, Sabaah choisira toujours de se déplacer à pied lorsqu’elle a le choix.

G à D : Lisa Raitt, vice-présidente et directrice générale des Services bancaires d’investissement internationaux, CIBC, Ehren Cory, président-directeur général, BIC, Jon Love, chef de la direction, KingSett
G à D : Ehren Cory, président-directeur general, BICLisa Raitt, vice-présidente et directrice générale des Services bancaires d’investissement internationaux, CIBC

CONFÉRENCES: Lisa Raitt avec Ehren Cory au Canadian Club

La Banque de l’infrastructure du Canada est sur la bonne voie alors que la société d’État a multiplié ses annonces d’investissements en lançant son initiative de recharge de véhicules électriques et de ravitaillement en hydrogène de 500 millions de dollars, a déclaré Ehren Cory, président-directeur général, lors d’un déjeuner d’affaires.

« Nous avons réussi à travailler avec les promoteurs de projets dans les secteurs public et privé au cours des dernières années et nous avons compris quels sont les obstacles à la réalisation de projets d’infrastructure au pays et comment, grâce à notre capital patient et de risque, la BIC peut aider à lancer des projets qui sont bloqués ».

Selon M. Cory, la BIC n’est qu’un outil parmi d’autres dans une série de mesures visant à répondre aux vastes besoins en infrastructure des Canadiens, mais qui ne peuvent être satisfaits uniquement par les moyens traditionnels que sont les subventions gouvernementales ou les projets les plus rentables choisis par le secteur privé.

M. Cory a dit que la banque a maintenant des exemples dans tous ses secteurs pour commencer à montrer comment elle peut accélérer la construction des infrastructures et combler cette lacune. Au premier trimestre, la BIC avait affecté 7,6 milliards de dollars à 34 investissements ou engagements d’investissement qui ont permis de débloquer environ 22 milliards de dollars de projets d’infrastructure qui ne seraient pas construits autrement.

« Je pense donc que nous avons trouvé notre place, nous sommes beaucoup plus clairs maintenant sur cet écart. Et nous sommes clairs au sujet des secteurs dans lesquels nous travaillons et de la façon dont nous pouvons collaborer avec nos partenaires ».

Les principaux objectifs de tout investissement sont la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une meilleure connectivité des Canadiens grâce aux transports en commun et aux services d’Internet haut débit ou l’accès aux infrastructures pour les communautés autochtones.

Toutefois, il existe beaucoup de risques et d’incertitude en ce moment en raison de l’inflation élevée, des perturbations de la chaîne d’approvisionnement et de la hausse des taux d’intérêt qui font obstacle aux projets. La BIC peut donc s’associer au secteur privé pour relever certains de ces défis en offrant des investissements à long terme.

« À bien des égards, cela signifie que la BIC est plus nécessaire que jamais, car encore une fois, l’écart que nous comblons dans les projets devient de plus en plus important », a-t-il dit. « Donc, de bien des façons, notre financement est plus crucial maintenant pour aider les projets à combler cet écart ».